mardi, 3 avril 2007

Les montagnes à vendre, la faute à qui ?

Infrarouge lance ce soir un débat intéressant sur la vente de nos Alpes aux étrangers. On peut s’inquiéter du fait que de plus en plus de mètres carrés sont bâtis dans les montagnes pour servir prioritairement d’investissement immobilier. Des mesures doivent être prises, Jean-Michel Cina tente le coup, on peut féliciter son courage.

Sur le forum de l’émission, on peut lire certains capitalistes affichés se montrer soudainement pro écolo quand il s’agit de ne pas accepter les méchants colons britanniques et bloquer les nouvelles constructions. Attitude compréhensible, évidemment, mais pas très conséquente.

Nos stations de ski doivent pouvoir fonctionner plus qu’un week-end par semaine, donc loger les touristes. Or, ce n’est pas la place qui manque, mais la place disponible. Trop de logements de haute altitude sont vides mais pas pour autant disponibles. Ceux qui possèdent un bien immobilier en station de ski ne devraient pas payer de taxe de séjour, mais plutôt une taxe de non-séjour. En effet, la valeur de leur bien ne dépend que de la station qui est autour. Croyez-vous que les terrains bagnards vaudraient autant sans Verbier ? Et pour que Verbier vive, il faut du monde pour l’occuper, pour y consommer, pour y passer du temps. Une taxe perçue pour les jours de haute saison durant lesquels les logements ne sont ni occupés ni loués permettrait de faire participer les propriétaires absents à la plus-value de leur bien et les encourager à louer pour le bonheur de l’économie de la région.

En schématisant, nous avons deux solutions : proposer 3'000 lits chauds ou en construire 30'000 pour n’en occuper que 10% en même temps. Je préfère de loin la première solution, mais pour cela il faut louer les lits existants. Sans cela, les mesures contre la construction ne serviront qu’à bloquer l’économie touristique.

1 commentaire:

Nysa a dit…

Well written article.