mercredi, 3 octobre 2007

Médias et service public

Le financement des médias dits publics a fait couler beaucoup d’encre ces derniers mois. La question de l’augmentation de la redevance pour la SSR a fait beaucoup de foin et c’est compréhensible.
La redevance TV représente 700 millions de francs pour 330 millions de recettes commerciales. Peut-on vraiment dire que les deux tiers des programmes de la TSR sont qualifiables de « service public » ? Est-ce normal qu’une part importante de la redevance serve à la diffusion de séries ou de jeux télévisés dont le rôle de service public est moyen ? Non, je ne le crois pas.
Le système fonctionne assez bien pour la Première : les émissions sont de qualité, la publicité quasi inexistante. Les autres chaînes, c’est une autre histoire.

Bref, une petite idée à débattre ici. Plutôt que de financer les chaînes, si on finançait les émissions ? L’enveloppe budgétaire resterait, mais ne serait pas limitée aux entreprises publiques. Chaque chaîne pourrait proposer des émissions de « qualité » qui remplissent un rôle de service public et se verraient subventionnées en fonction de l’intérêt public qu’elles apportent. Au lieu de financer la diffusion de « Lost », on pourrait aider Léman Bleu pour son excellente émission « Genève à chaud », ou Canal9 pour ses débats politiques. Le système n’est certes pas idéal, surtout pour un libéral, mais malgré tout plus satisfaisant que l’actuel.

1 commentaire:

Joséphine a dit…

Bonjour Philippe!
Ton idée me plaît bien, et je la trouve assez intéressante.

Cependant, une question me trotte dans la tête: en "sponsorisant" les émissions, ne risque-t-on pas, à la longue, d'avoir des journalistes avec un fil à la patte, et de perdre ainsi une certaine liberté de ton, au profit d'un politiquement correct, destiné à permettre de recevoir des subsides et à plaire à l'Etat?