Le financement des médias dits publics a fait couler beaucoup d’encre ces derniers mois. La question de l’augmentation de la redevance pour la SSR a fait beaucoup de foin et c’est compréhensible.
La redevance TV représente 700 millions de francs pour 330 millions de recettes commerciales. Peut-on vraiment dire que les deux tiers des programmes de la TSR sont qualifiables de « service public » ? Est-ce normal qu’une part importante de la redevance serve à la diffusion de séries ou de jeux télévisés dont le rôle de service public est moyen ? Non, je ne le crois pas.
Le système fonctionne assez bien pour la Première : les émissions sont de qualité, la publicité quasi inexistante. Les autres chaînes, c’est une autre histoire.
Bref, une petite idée à débattre ici. Plutôt que de financer les chaînes, si on finançait les émissions ? L’enveloppe budgétaire resterait, mais ne serait pas limitée aux entreprises publiques. Chaque chaîne pourrait proposer des émissions de « qualité » qui remplissent un rôle de service public et se verraient subventionnées en fonction de l’intérêt public qu’elles apportent. Au lieu de financer la diffusion de « Lost », on pourrait aider Léman Bleu pour son excellente émission « Genève à chaud », ou Canal9 pour ses débats politiques. Le système n’est certes pas idéal, surtout pour un libéral, mais malgré tout plus satisfaisant que l’actuel.
mercredi, 3. octobre 2007
Médias et service public
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1 commentaires:
Bonjour Philippe!
Ton idée me plaît bien, et je la trouve assez intéressante.
Cependant, une question me trotte dans la tête: en "sponsorisant" les émissions, ne risque-t-on pas, à la longue, d'avoir des journalistes avec un fil à la patte, et de perdre ainsi une certaine liberté de ton, au profit d'un politiquement correct, destiné à permettre de recevoir des subsides et à plaire à l'Etat?
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